mercredi 22 août 2007 - 12h30
Le premier contact est souvent le plus déterminant dans une relation humaine, ccomme si, comme le dit Gérard Athias, nss cellules réciproques conversaient ensembles. Bien après vient la
conscience, le raisonnement, mais au premier contact, on sait si la personne "collera" avec nous ou pas.
Finhalement, donc, après plusieurs tentatives infructueuses, j'arrivais chez Françoise C., psychologue clinicienne et psychanalyste, de tendance freudienne et un peu lacanienne.
Certes Lacan, à priori n'est pas ma tasse de thé. Je préfère les approches de Mélanie Klein, Ernst Jung, Willicot, ou plus loin dans le temps, de Groddeck.
Donc me voici rue Sainte Ursule à Toulouse, en ce mercredi 22 août, à 12h30, pour la première prise de contact.
Laurence est déjà repartie et je sors de près de trois semaines en hôpital psychiatrique suite à une tentative de suicide évitée de très peu ; à 5 minutes près, selon le psychiatre
urgantiste. Mais de cela, je reparlerai plus tard.
Quelle impression e nentrant ? Une grande pièce un peu sombre à laquelle on accède via un petit corridor qui dissimule derrère une petie cloison, une minuscules alle d'atttente. Deux
sièges, uen table. On voit d'entrée qu'ici on ne se croise pas ou que rarement. D'ailleurs F. me dira en fin de réunon de ne pas attendre quand elle ouvre la porte automatiquement et d'aller dans
cette pièce, le temps
Je pénètre dans une grande pièce carrée. A gauche, une haute fenêtre donnant sur une cour intérieure, d'où une impression un peu sombre un peu feutré du lieu. Pas de souvenir des couleurs.
Face à la porte, un bureau fortement encombré mais je ne susi pas capable à ce premier coup d'oeil de dire ce qui l'occupe. Sur le mur de droite, face à la fenêtre, un canapé rouge ; LE DIVAN
occupe tout le mur.
A sa tête, un fauteuil à côté duquel est posée une petite table basse. A l'opposé, en biais dans la pièce, un autre fauteuil où F. me fait signe de m'asseoir, sans dire un mot.
Elle même va ps'adsseoir, bois une gorgée de thé ou de café d'un mug placé sur la table,
Le silence s'isntalle, lourd, pesnat pour moi. Il est clair que c'est au thérapisé que de dire, de parler, exprimer ce qui est inexprimable et au thérapisant de l'écouter voire d'interpéter ou de
pointer sur un mot, une situation. Mais là, mon coeurtr bat si viteq u'il me faut quelsques minutes pour me lancer. Je débite, extérieur, mon histoire, cette histoire de ma vie ; la
naissance, l'emposionnement, le sentiment d'abandon, l'Ethiopie, l'errance, le divorce. tout pêle mêle en essayant de suivre uner chronologie qui m'échappe. F. se tait et écoute.
Puis, épuisé, je me tais. F. lance quelques pistes, quelques mots : afffectif, amour, enfant non désiré et droit ou obligation de vivre, abandon, mort, vie.
Elle me dit aussi, face à mes récits de tentative de suicide, que si mon désir est de mourir, elle ne ferait rien contre cela, contrairement à un médecin, mais que si je continuais à vouloir
venir, c'était pour parler de vie et m'aider à vivre.
Elle me demande si je veux réfléchir ou prendre un rendez-vous tout de suite.
Elle aborde tout de suite la question financière,. au regard de ma situation de plus en plus précaire, elle me propose de nous voir deux fois par semaine, à raison de quaqrante euros par séance.
"Il faut que cela vous coûte et sois parfois dur mais c'est aussi une des nécessités de la cure" m'indique-telle, sachant que certains "patients" paient soixaqnte euros ou
plus pour ces 40 minutes d'écoute- paroles.
Finalement, nous nous quittons. Je dépose le chèque sur le bureau tandis qu'elle me fixe le prochain rendez-vous au mardi de la semaine qui suit, à 11 heures. Ce sera désormais "mon créneau
du mardi", forme rituellique de l'expression parlée. Pour le second rendez-vous, nous convenons du vendredi à la même heure pour ce second entretien.
Onze heures quarante-cinq. Je me retrouve ébloui par le soleil ,dans la rue, et l'esprit encore plein de ces échanges, je prends le chemin du retour à la maison.